Les stages Les stages
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Calendrier Calendrier
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Inscription à la newsletter Inscription à la newsletter
STAGE : LA MÉDIATION ANIMALE EN EHPAD*

 

La médiation animale ne peut devenir une TNM (Thérapie non médicamenteuse) que si elle est bien employée.
Pour cela plusieurs principes sont à respecter :
- Comment créer un lien entre l’animal (chien) et le résident
- Comment le chien peut-il contribuer à apaiser certains résidents ou inciter d’autres résidents à s’ouvrir d’avantage sur les activités de l’EHPAD ?
-Comment évaluer avec pertinence l’impact sur chaque résident ?
Tels sont les principaux objectifs de ce stage.


Public : 
Les équipes soignantes, d’animation et paramédicales en EHPAD et SSIAD.
Ce stage se décline en version inter-établissements mais aussi en intra pour les équipes (en version intra la participation du cadre et/ou du Psychologue est importante).


Durée : 2 jours


Programme

1- Les freins :
La vision romantique du « Toutou câlin »
Le projet rédigé à la va-vite avec des objectifs qui sont d’avantage des rêves que le fruit d’une observation (d’autant que le PVI insiste sur les singularités de chaque résident)
La « passion du chien » qui peut devenir un obstacle à une bonne utilisation
Le rôle neutre des équipes (le chien est destiné aux résidents)
Le chien « poubelle » qui reçoit des aliments divers de tout le monde
Les savoir-faire des chiens (avec lesquels il faudra composer : on ne peut exiger plus que ce qu’ils peuvent donner mais on peut les former…)

2- Le choix des animaux :
Qui est le plus adapté : le petit chien ou le grand ?
Le chien adapté et formé (pour les patients désorientés) et le chien réservé (pour les patients anxieux et solitaires) : 2 chiens sont souvent nécessaires au départ.
Le chien adapté ira spontanément vers les résidents pour offrir son affection.
Le chien réservé incitera les résidents à faire des efforts pour obtenir son affection.
La présentation individuelle : les premiers tests (Comment faire ? Quel chien avec quels résidents ?
Accepter les refus et les peurs (sans montrer sa frustration et …laisser du temps au temps)
Présence quotidienne ou non ?
Combien de temps pour créer et valider « un vrai lien » ?

3- Intégrer le chien dans les activités
Capitaliser sur le facteur « attirance » des chiens pour les ateliers et leur créer un rôle sur-mesure pour :
L’atelier bricolage
L’atelier mémoire
Les parcours de marche
L’activité jardin
La gym
Les activités favorisant la sociabilité (2 résidents un chien, une activité)
Les activités pour les paramédicaux (ergo, kinés, psychomot,…)
La place du Psychologue dans cette activité
S’autoriser à chercher, expérimenter, adapter les activités des résidents aux capacités des chiens…
Un stage doit aussi laisser la possibilité de créer.
La rigueur dans la mise en place (fondamentale) mais … dans la bonne humeur.

4- L’attachement au chien comme vecteur d’activités et comme aide aux soins
Créer un lien durable et singulier entre un chien et un résident
Le chien pour inciter les résidents à participer aux activités
Le chien qui accompagne un résident dans le jardin en marchant à son pas
L’affection du chien que l’on a gagnée en faisant des efforts pour le séduire
La récompense du chien par le résidents (les friandises seront exclusivement choisies et contrôlées par le professionnel) : le principe des 3 réussites du chien aux ordres des résidents*
(* eh oui, fini le temps ou le résident était seulement « cocooné » : voici de nouvelles responsabilités pour les résidents qui le souhaitent)
Le « soulagement » des équipes pour certaines activités (notamment la promenade mais aussi le « soutien psychologique » à certains moments – toilettes et soins difficiles, isolement, tristesse, peurs,…)

5-Evaluations et comptes-rendus
Si l’on peut admirablement faire de l’usage de la médiation animale un excellente thérapie non médicamenteuse, il sera nécessaire d’observer pendant quelques mois avant que de tirer des conclusions hâtives ou trop générales.
Le médecin coordonnateur a besoin d’informations fiables et précises (comment les lui fournir ?)
Comment peut-il aider les équipes à travers sa connaissance du lien entre les activités et les thérapies ?
Ce sont les observations qui « fabriqueront » les objectifs individuels et collectifs et non l’inverse.

6- Généralités
Vous l’aurez compris, ce n’est pas un projet facile à monter et le facteur incertitude est important.
En revanche, on peut parfois avoir des résultats extraordinaires (parfois aussi cela ne fonctionne pas).
Le chien est une ressource : il est formé ou se formera. C’est un « pro ». Il est à tous les résidents et à personne en particulier. Les temps de présence individuels devront être suivis avec rigueur et équité.
Prenez le temps de vous arrêter : de noter en l’instant les remarques intéressantes.
Faites des retours avec pertinence et souci d’efficacité.
Le chien aidera les résidents, cela aidera les équipes.
D’ici quelques années, il y a aura probablement des « équipes de chiens » qui oeuvreront 24/24 (nous le savons, certaines nuits sont difficiles pour certains résidents…)
Nous vous présenterons quelques retours en France et à l’étranger à titre d’information ainsi que des outils d’évaluation généraux que vous adapterez.
La professionnalisation de ces activités générera des coûts et des investissements car l’amateurisme n’est plus de mise dans les EHPAD. Les résultats obtenus seront les principaux indicateurs pour le chef d’établissement.


Méthode pédagogique :
Peu d’exposés car les participants auront besoin d’expérimenter.
Beaucoup d’étude de cas, d’adaptation de cette activité dans les établissements de chacun.