• Jacques Heurtier

Généralités à propos de la mort

Mis à jour : mai 15

#1 - A propos de la mort…

La mort en Occident est décrétée dès lors que les fonctions cérébrales et cardiaques cessent de fonctionner. D’autres parties du corps elles continuent de fonctionner quelques semaines encore (cheveux, ongles).

#2 - Comment nous représentons-nous la mort ?

Nous savons tous que nous devons un jour ou l’autre mourir et ne devrions pas nous en faire à cause de cela : telle est l’opinion d’Aristote. En effet, si nous sommes morts nous ne serons pas tourmentés, puisque nous serons morts et si nous sommes vivants nous ne devrions pas être tourmentés par la mort, puisque nous sommes vivants.

En réalité, nous pouvons nous représenter un mal de tête, car cela nous est déjà arrivé mais nous ne pouvons pas nous représenter la mort.

Et lorsqu’on ne peut « se représenter » quelque chose, on crée des rituels (par exemple une résidente dira tous les jours : « Oh, je ne sais pas si demain je serai encore là » ou un résident lira avidement la rubrique nécrologique du journal – Il ne se réjouira pas de la mort d’autrui comme on pourrait le penser mais surtout d’être là).


#3 - L’ignorance de l’inconscient …

Pour d’autres penseurs contemporains, toute notre énergie tenterait de « combattre – secrètement- la mort ». Notre « inconscient » serait ignorant de la mort et donc convaincu qu’il est immortel et n’accepterait pas les arguments de notre conscience à ce sujet.

Ceci provoquerait donc un conflit « intra-psychique », entre la raison, incarnée par Aristote, et le désir d’être immortel gouverné par l’inconscient.

Ce conflit se traduirait par des comportements inadaptés : refus de la mort, mais aussi de la vieillesse qui l’annonce, ou de la maison de retraite,…


#4 - Est-ce la mort qui inquiète ou ses conséquences ?

D’autres disent que ce n’est pas la mort qui inquiète mais ses conséquences : si quelqu’un que l’on aime disparaît c’est comme une partie de sa propre vie qui disparaît. Les bons moments passés ne se reproduiront plus…Si l’on doit disparaître, cela nous peine, car nous nous aimons et nous ne voulons pas disparaître.


#5 - Les conditions de la mort à venir effraient…

D’autres disent aussi que ce sont les conditions de la mort qui effraient : tous les sondages sur le sujet indiquent que 99% des gens aimeraient mourir dans leur lit et en dormant. Ce qui effraie le plus c’est attendre la mort : une longue agonie est citée par plus de 77% des gens comme très effrayant. Ce qui effraie aussi : la douleur. Là encore la majorité des gens sont effrayés par l’idée de souffrir avant leur mort. La solitude enfin effraie : mourir seul, abandonné est aussi cité comme très effrayant. Enfin certaines personnes aimeraient « confier » un secret avant de partir et/ou être pardonnées (ou comprises).

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