• Jacques Heurtier

Le « besoin de reconnaissance » des collaborateurs ? (éléments de réflexion et méthode des 4 points)

Mis à jour : mai 15

L’on parle aujourd’hui beaucoup de « reconnaissance » qui manquerait et minerait le travail des collaborateurs…

La plupart d’entre vous sont, ont été ou seront managers et confrontés à ces « demandes ».

Quelquefois, sans même demander l’avis d’autrui, l’on adresse des félicitations sur le travail accompli.

C’est parfois le bon moyen…


Quelquefois, l’on demande aux collaborateurs si ils souhaitent avoir notre point de vue sur leur travail…

C’est parfois le bon moyen…

Oui, nous avons l’obligation de leur faire savoir ce que nous pensons de leur travail s’ils le demandent.

Non, nous n’avons ni la qualité de « lire dans leurs pensées » ni celle de « penser à leur place».


Bien sûr, nous nous réservons le droit, si nous avons le sentiment que l’un ou l’une d’entre eux semble insatisfait, de leur demander si ils souhaitent évoquer ce sujet avec nous…

Bien sûr, nous nous réservons le droit si nous pensons qu’un projet « va dans le mur » de le leur dire.

Nous espérons que cela leur donnera le sentiment d’être convenablement accompagnés.

Quant à nous, gardons secret le sentiment de faire au mieux et de ne pas exiger d’autrui plus que nous ne saurions le faire.


COMMENT APPLIQUER « LA RECONNAISSANCE EN EHPAD » ?

Ce texte a vocation à démontrer qu’en matière de « reconnaissance du travail accompli » l’individualisation doit être la règle.

Cette « reconnaissance » individuelle peut être formelle ou informelle.

Formelle : on rencontre le collaborateur et on prend un temps discrétionnaire avec lui (1 à 3 min suffisent généralement) et l’on doit oser et savoir dire.

On évitera les « je suis content de… » que l’on remplacera par « j’apprécie que… ». Bien sûr les « yeux dans les yeux ». Une préparation est parfois nécessaire.


EXEMPLES :

1- Une AS s’en sort très bien avec Mme Y pour la toilette, alors que la plupart des autres « s’y cassent les dents ». Comment lui exprimer notre satisfaction (en 1 phrase) …et surtout EVITER DE DEMANDER autre chose en même temps...

Lorsque l’on complimente, on complimente.

Si l’on a quelque chose à demander, on attend plus tard. Sinon la personne risque de penser que le compliment n’est qu’une ruse pour obtenir autre chose…

2- Une AS participe activement aux projets transversaux et son comportement influence positivement le groupe. (Que lui dire ?)

3- Une AS sait très bien et naturellement communiquer avec les familles et est d’ailleurs très appréciée…(Que dire ?)

4- Une AS sait très bien inciter les résidents à participer aux activités…(Que dire ?)

5- Une AS sait très bien « tranquilliser » les patients Alzheimer lorsqu’ils sont agités. Elle trouve les mots et les gestes…(Que dire ?)


Eléments de réponse : comment « reconnaître » individuellement en 4 points

1 Rappel des faits :

« J’ai constaté que la toilette avec Mme Y se déroulait bien (ou mieux) »

« J’ai observé que votre participation aux projets était de bonne qualité (ou positive) »

« J’ai observé que les contacts entre les familles et vous étaient aisés »

« J’ai remarqué que vous saviez bien inciter les résidents à participer aux animations »

« Vous êtes à l’aise prendre en charge le désarroi des patients (ou les calmer lorsqu’ils sont agités) »

etc.

2- Votre opinion

« Je trouve que vous faites cela avec beaucoup de professionnalisme (ou de finesse, ou d’attention, ou de talent, ou de bienveillance, etc. »

3- Le contexte

« et je sais que ce n’est pas si facile ou je sais que cela vous a demandé des efforts ou je vois que vous mettez en application avec efficacité les règles de bientraitance etc. »

4- le compliment

« Et je tiens (je tenais) à vous remercier (ou vous féliciter ou vous complimenter) à ce propos…


VOILA, c’est tout. Rien à rajouter


Quant aux gratifications individuelles informelles (qui surgissent spontanément) évitez le « C’est bien » ou le « Ouaaahhh, super » ou pire le « excellent travail » - (vous n’êtes pas instit en maternelle et donc non-légitime pour exprimer le bien…)

et utilisez de préférence : « Ah oui, bonne idée » ou « Oui, tout à fait » ou « Oui, c’est une bonne méthode ou une bonne approche » ou «C’est la bonne réaction » ou « Oui, très adapté à la situation ».


Pour rire un peu : « Assurément, vous faites preuve de grandes qualités… »

Quant aux gratifications informelles en groupe (réunions ou transmissions) :


Évitez le « Beau boulot les filles… » qui pourrait apparaître comme déplacé…

Préférez le :

« J’apprécie le dynamisme dont fait preuve cette équipe » ou « Félicitations pour la dynamique de groupe » ou « Je suis ravie de la qualité du travail du groupe et/ou des réalisations» etc . SANS RIEN RAJOUTER…


Pour les gratifications formelles en groupe, utilisez la même méthode que celle pour les gratifications formelles individuelles (les 4 points).

Pour les remarques négatives idem (avec négations).


Conclusion :

« Prévenir les RPS c’est avant tout cimenter ses équipes avec bienveillance.

Celle-ci ne peut être pertinente que si elle est bien énoncée… »


(Etude de cas extraite du stage « Manager ses équipes au quotidien »)

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